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AL MARTIN ET SES "PEINTURES OBSESSIONNELLES"

En 2016, l'artiste, qui vit à Paris et travaille à Arcueil, décrivait avec minutie sa démarche, dans un film d'Isis Wolff. 


"Tout neuf", "enfantin" et "sans certitude". Celui qui explique avoir commencé la peinture à 24 ans, le jour de la mort de Pablo Picasso, ne déroge pas à sa ligne directrice, après 30 ans de "carrière".
 "Je ne fais pas de toile rapide", explique Al Martin, qui aurait besoin d'au moins "20 ans pour remplir un musée".

On le voit dans ce film élaborer sous nos yeux ses toiles "obsessionnelles", avec sa patience en étendard, et une grande modestie bonhomme dans le commentaire.

Artiste à la fois chercheur et technicien, Al Martin  est l’inventeur de procédés de création qui lui permettent de réaliser ses œuvres : les « Peintures inversées », dans lesquelles il fait surgir des formes en ponçant de multiples couches d’acryliques, les « Thuilages », tuiles de peinture à l’huile rigoureusement alignées à l’aide d’un fin couteau à peindre, les « morceaux ou semis », fines pellicules de peintures acryliques disposées en semis sur des fonds préparés, les « Lignes
accumulées », une ligne de 1 mètre de long appliquée sur la toile chaque jour pendant une année aboutissant à une ligne aléatoire de 365 mètres de long ou les « Poussières de peintures », un collage des poussières d’acrylique provenant d’autres toiles, sur un fond préparé, le tout étant ensuite poncé pour donner une texture proche de la peau.

Dans une démarche que ne renierait pas les défenseurs de l'écologie et du recyclage, Al Martin réutilise en plusieurs dimensions toute la peinture qu'il utilise, pour ne rien jeter à la fin.

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